Un aparté pour commencer. Dans le roman de Science-Fiction Tout sauf un homme, Isaac Asimov imaginait la quête d’Humanité d’un robot nommé Andrew, pour NDR-113. Cet être fait de métal et de positrons s’exclamait, comme libéré de sa condition inférieure : « Un homme ! Enfin, il était un homme, un être humain ! Pendant des dizaines et des dizaines d’années, il avait lutté pour gravir l’échelle qui l’éloignait de ses origines robotiques. »

De la porosité entre Littérature et Transhumanisme

Quoi de mieux que cette parabole pour aborder la porosité entre imaginaire littéraire et courant transhumaniste ? Car avec ce roman de SF, Asimov renversait les rôles. En général, le genre abonde dans sa conception de l’Humain, narrant d’hypothétiques mutations, interrogeant son identité et son intégrité face aux révolutions qui le dépassent. Mais toujours du point de vue d’un héros « nativement » humain.

La Science-Fiction, en ce sens, s’affirme comme un riche vivier de réflexions prospectivistes. D’où un transfert des idées (qu’il ne faut pas croire unilatéral) entre la Science-Fiction et la théorisation moderne du « post-humain ». La revue Futuribles a d’ailleurs développé un dossier en plusieurs chapitres cette année intitulé « Le Transhumanisme dans la Science-Fiction », disponible ici. Ne l’ayant pas lu, j’imagine qu’il sera certainement plus complet et détaillé que cet article, mais ça peut faire un excellent approfondissement à mon humble tentative de synthèse…

Note : le but de cet article n’est pas de « juger » la pensée transhumaniste, mais de voir comment la Science-Fiction et vision intellectuelle s’alimentent mutuellement, en tant que source d’inspiration et/ou en tant que critique – lorsque le point de vue de l’auteur est prégnant, au-delà du pur exercice spéculatif. Dans la forme, c’est une comparaison des angles de traitement du thème de l’Homme Augmenté. Vous trouverez donc tout au long de l’article des croisements de romans, nouvelles, films, séries (et jeux-vidéos !) d’une Science-Fiction teintée de Transhumanisme.

Passons tout de suite le cap de la définition pour entrer dans le vif du sujet. Wikipédia nous dit ceci :

« Le transhumanisme est un mouvement culturel et intellectuel international prônant l’usage des sciences et des techniques afin d’améliorer les caractéristiques physiques et mentales des êtres humains. […] Les penseurs transhumanistes prédisent que les êtres humains pourraient être capables de se transformer en êtres dotés de capacités telles qu’ils mériteraient l’étiquette de « post-humains ». »

Inutile de paraphraser ! Les partisans du courant transhumaniste diront évidemment – on le voit régulièrement sur Twitter ou dans des commentaires sur divers médias – que cette introduction est parcellaire. Qu’elle ne reflète pas la complexité et la richesse de leur pensée. N’hésitez pas à compléter en commentaire 🙂

Voyons maintenant ce que la Science-Fiction nous raconte, ce qu’elle interroge lorsqu’elle met en scène l’Humain Augmenté.

Le futur de la médecine : Eugénisme et Prolongévisme

L’astrophysicien Roland Lehoucq nous révèle un fait biologique surprenant dans son livre SF : la Science mène l’enquête : la plupart des mammifères bénéficierait d’un crédit de vie maximal… à savoir un milliard de battements cardiaques – en moyenne. Nous disposerions donc d’une longévité non extensible, régie par les lois de la Nature.

Ce sont ces lois naturelles que la Science-Fiction s’amuse à contrarier. Pour s’affranchir de la dégradation du corps humain ou de ses innombrables « défauts » (handicap, maladies…), les auteurs spéculent sur les solutions – et implications liées – à la prolongation de la vie ou à la manipulation du profil génétique (eugénisme).

Le but peut être thérapeutique ou sociétal. Mais soyons clair, en SF, l’avantage thérapeuthique semble mis de côté quand il s’agit de l’Homme Augmenté. Voyons voir…

Dans le film Repo Men, que vous jugerez comme bon vous semble au niveau cinématographique, des huissiers armés sont chargés de traquer les patients n’ayant pas honoré leurs factures suite à une greffe d’organe artificiel. Concept illustrant à la perfection les inquiétudes de la neurochirurgienne et philosophe Anne-Laure Boch, pour qui « le transhumanisme sera tout aussi source de désillusion, car il se heurtera très rapidement à plusieurs types de blocages : économiques, énergétiques, écologiques… » (Sciences & Avenir).

Le post-humain dans Blade Runner 2049

Et il y a, évidemment, l’univers cyberpunk de Philip K. Dick dont Blade Runner 2049 est le digne héritier. Dans le futur dickien, le magnat Niander Wallace compense sa cécité par un dispositif technologique ovoïde, directement connecté à son système nerveux. Faut-il préciser que le reste de l’Humanité ne bénéficie pas d’implants de cette catégorie ?

La Terre bleue de nos souvenirs, un roman de science-fiction transhumaniste d'Alastair ReynoldsAlastair Reynolds fait partie des romanciers contemporains qui préfigurent le post-humain. Il dépeint, dans La Terre bleue de nos souvenirs (premier tome d’une trilogie), un monde « de type post-singularité, […] avec un haut degré de nanotech, […] de biotech (manipulations génétiques, avec extension de l’espérance de vie et présence d’une population de transhumains dotés d’une forme adaptée à la vie sous-marine) et de cyber-technologie » (merci à Le Culte d’Apophis pour l’énumération).

Cette œuvre s’appuie sur une vision futuriste que ne renieraient pas les transhumanistes, divagations imaginaires mises à part. Tous les êtres vivants sont augmentés : il est même possible de subir des manipulations chirurgicales pour s’adapter à de nouveaux biotopes (vie subaquatique – tiens, WaterWorld…), ou de transférer son esprit dans des avatars pour accéder à une réalité alternative.

Contre-utopie ? Pas dans ce cas. Il paraît, si je me fie au blogueur cité juste avant, qu’il s’agit d’une œuvre de type « SolarPunk », décrivant un avenir optimiste. Bien que ce livre ne soit pas un manuel transhumaniste, il semble en apprécier la mouvance.

Et puis… Bienvenue à Gattaca. Un classique du ciné SF aux accents anachroniques. Je ne vais pas vous faire l’affront de vous résumer le film. Rappelons a minima que l’eugénisme s’y place en toile de fond. Cet avenir-là nous alerte sur la froideur scientifique, poursuivant l’idéal d’un Homme parfait, mais créatrice d’une fracture sociale et profondément déshumanisante.

Posthumain = surhumain ?

Mais vouloir atteindre la perfection ne signifie pas pour autant vouloir dépasser l’Humain. Il s’agirait, sinon, d’en faire un Surhumain, concept que l’on retrouve aussi dans la Science-Fiction.

Le post-humain surpasse ses capacités et celles de l’homme, pitoyable, faible, trop humain. Ce dépassement s’accomplit au niveau physique d’abord, puis, chez d’autres écrivains comme Egan et Ted Chiang, sur le plan mental / cérébral.

Le recueil de nouvelles Axiomatique est une accumulation de variantes transhumanistes. Ainsi, dans La Caresse, Greg Egan intériorise son récit en nous mettant dans la tête d’un enquêteur littéralement dopé :

« En service, nous sommes ce qu’on appelle « amorcés ». Nous avalons un mélange de substances qui exacerbent certaines réactions physiologiques et émotionnelles et en suppriment d’autres. Elles aiguisent nos réflexes. Nous permettent de rester calmes et rationnels. Sont censées améliorer nos capacités de jugement. […] Nous sommes donc des monstres, fabriqués et conditionnés pour remplir les exigences de notre travail. […] Mais si nous avons des problèmes, cela vient du fait que nous sommes restés encore bien trop humains. »

Les substances chimiques absorbées ont évidemment un impact physiologique néfaste sur le héros. Mais en soit, le concept n’apporte pas une grosse nouveauté puisqu’on imagine très bien certaines armées user et abuser de produits amplifiants ou régulants les réactions nerveuses des soldats.

C’est d’ailleurs l’idée qui permet aux concepteurs du jeu Deus Ex de nous mettre dans la peau d’un super-flic dont le corps est rempli de millions de nanorobots qui lui confèrent des capacités supérieures. Ajoutez à tout ça une partie d’exo/endosquelette à la Robocop ou de corps / membres / organes de remplacement dans l’esprit de Ghost in the Shell : voilà l’image la plus représentée du post-humain.

Homme augmentée dans le jeu-vidéo de science-fiction transhumaniste Deux Ex

Les technologies et substances utilisées ouvrent aussi des voies d’amélioration psychiques. La molécule K, absorbée par le héros en rémission de la stupéfiante nouvelle Comprends, accélère exponentiellement ses capacités cérébrales humaines, jusqu’à en faire un être transcendé, doté d’une maîtrise totale de son être et du monde qui l’entoure. On peut presque parler de pouvoirs psioniques chers à Philip K. Dick ; si ce n’est que Ted Chiang (l’auteur) nous emporte dans un maëlstrom métaphysique qui lessivera le lecteur lambda. A lire absolument – avec le risque de devoir vous y reprendre plusieurs fois.

Vous pouvez aussi vous tourner vers le techno-thriller Champs de ténèbres, écrit par Alan Glynn et adapté au cinéma sous le titre… Limitless. Dans cette œuvre, un écrivain en manque d’inspiration consomme une drogue qui lui permet de « débloquer » les 90% de capacités cérébrales inexploitées par l’humain. Amusant, mais basé sur une théorie scientifique non avérée.

Transcender l’Humain pour le rendre Immortel

« Ray Kurzweil prédit que nous sommes à l’aube d’une nouvelle civilisation dans laquelle nous ne serons plus dépendants de nos corps physiques ; nous serons des milliards de fois plus intelligents et il n’y aura pas de distinction claire entre humain et machine, réalité réelle et réalité virtuelle. Le vieillissement humain et la maladie seront inversés ; la faim et la pauvreté dans le monde seront résolues et nous finirons par guérir la mort. »

Cette prédiction résumée par les éditeurs du documentaire Transcendant Man prend vie depuis quelques décennies dans l’imaginaire scientifictionnel. Un post-humain ne vivrait pas seulement plus longtemps, avec de plus grandes capacités physiques et cérébrales : il s’affranchirait de la mort.

Le Graal de l’Immortalité.

Sur ce point, un facteur permet aux œuvres de Science-Fiction de concorder. C’est grâce aux progrès du numérique que les personnages de romans ou de films sont capables de se sauvegarder ou de « s’uploader »… Ou plus précisément de dissocier leurs corps périssables de leur conscience infinie, siège de l’Être Humain. Un scénario très Pascalien.

Le film Transcendance s’inscrit justement dans cette perspective. Un scientifique renommé, chercheur en intelligence artificielle, se fait abattre par un militant anti-technologies. Pour lui éviter la mort, sa femme propose de transférer sa conscience dans un ordinateur quantique. Que peut donc penser / faire un être doté de sensibilité mais transcendé par la puissance hégémonique d’un réseau mondial ? C’est sur cette réflexion que repose l’intrigue de Transcendance, intrigue assez prévisible par ailleurs.

Greg Egan, de nouveau, surfe sur la révolution de techno-scientifique en cours pour livrer un chef-d’œuvre de Hard-SF transhumaniste intitulé La Cité des permutants. Classé parmi les meilleurs romans de Science-Fiction de notre génération, il nous emmène en 2045 (frontière de la singularité selon Kurzweil, au passage) :

« Les Copies, numérisations des personnalités humaines dans leur moindre détail, par scanner approfondi de l’ensemble des connections nerveuses à un instant T, sont désormais technologiquement banales, même si elles restent extrêmement chères, même si, surtout, elles restent tributaires des ressources informatiques leur permettant de tourner. » (Charybde)

Vous l’aurez compris, la prédiction du futurologue de Google trouve un écho puissant dans le récit d’un monde éganien dans lequel la conscience humaine est l’équivalent d’un fichier. Fichier transférable dans un environnement virtuel toutefois réservé aux populations les plus aisées… L’avenir du post-humain reste un avenir socialement clivant.

Plus récemment, un épisode de la géniale série d’anticipation Black Mirror remportait plusieurs récompenses, dont 2 Emmy Awards. En bon consommateur de séries, vous savez de quel épisode je parle : San Junipero. San Junipero, ville virtuelle et fantasmée, huis-clos temporel parfait, accueille les consciences des mourants et défunts pour une vie éternelle.

L'épisode transhumaniste de Black Mirror

C’est l’un des seuls scenarii de Science-Fiction qui ne fleure pas la dystopie post-humaniste ! On ne sait toujours pas ce qui a soudainement provoqué ce revirement d’optimisme chez les scénaristes de Black Mirror, pour lesquels le transhumanisme est un thème récurrent. Car le programme convient généralement plus aux collapsologues et amateurs de futurs invivables.

Le Vivant, un roman de Dystopie transhumaniste écrit par anna StarobinetsChez Anna Starobinets, cette idée d’immortalité va encore plus loin. Son deuxième roman, Le Vivant, couronné par un prix aux Utopiales 2016, préfigure une société en réseau (que Wilson développe à sa manière dans Vortex, troisième tome de sa trilogie Spin) au sein de laquelle chaque être humain est un phœnix.

Ensemble, les humains composent un organisme unique, le « Vivant ». La mort n’y existe pas : dès qu’un individu est mis sur pause (A.K.A. la mort), son code génétique renaît dans un nouveau corps. Le nombre d’humains est constant, avec trois milliards de consciences. Et tous, à tous les niveaux de leur vie sociale, sont connectés en permanence au « socio », un réseau social omniscient qui n’est pas sans rappeler un Facebook au maximum de son potentiel.

Cette vision transhumaniste fait de la technologie un moyen de réincarnation, de contrôle total et d’indivisibilité. Le Communisme technologique poussé au bout de sa logique, dans lequel il n’existe plus la moindre vie privée… A moins qu’une défaillance ne se produise.

Anna Starobinets prolonge à mon sens, sur plusieurs thèmes, ce que Ievgueni Zamiatine avait magistralement conceptualisé dans Nous Autres : une société totalitaire basée sur la transparence totale, régulant les rapports humains et érigée en utopie scientifique.

Transfert cérébral entre Réalités

On l’aura compris, la SF associe l’Homme Augmenté au concept de « transfert de conscience ». Le post-humain peut passer d’une Réalité (tangible) à une autre (virtuelle). Cette idée de translation entre un corps et un réseau avait déjà été exploitée dans le sinistre eXistenZ de David Cronenberg.

Dans un futur proche, les humains peuvent participer à un jeu virtuel en s’y connectant via un pod, terminal organique génétiquement modifié qui se greffe au système nerveux, par la colonne vertébrale de l’utilisateur. Autant dire que l’imagerie de Cronenberg ajoute au concept un côté horrifique dont le spectateur gardera une empreinte rétinienne indélébile.

Impossible enfin de ne pas parler d’un roman considéré comme le fondateur du genre cyberpunk : Neuromancien. Sans vous spoiler, le roman de William Gibson tourne autour d’un hacker capable de pénétrer le réseau et d’en explorer les données à volonté. Comment ? Par une prise neuronale et des électrodes. Son système nerveux fusionne donc pleinement avec le cyberespace, à ses risques et périls.

Une altération de l’identité et de la psyché

Le problème de ce transfert entre différentes couches de réalités se pose notamment dans les nouvelles de Greg Egan. Peut-on copier la conscience et l’exécuter dans un autre système, qu’il soit numérique ou biologique ?

L’auteur le plus respecté de la Hard-SF contemporaine imagine, dans l’une des nouvelles d’Axiomatique, un « cristal » qui serait associé au cerveau biologique dès le plus jeune âge : de cette façon, la copie pourrait prendre le relais dès que l’individu le souhaiterait, évitant au pauvre humain de subir la dégénérescence inéluctable de son cortex naturel. Quid dans ce cas de l’identité ? L’humain dont le cerveau s’apprête à être remplacé par son « ersatz » de conscience ne subira-t-il pas lui-même une substitution du Moi ?

Qui serait-il, vraiment ? C’est le doute philosophique sous-jacent à En apprenant à être Moi.

S’ensuit inévitablement un questionnement sur le pouvoir d’illusion et d’altération dont dispose la technologie au niveau de la psyché de l’Homme Augmenté. Est-on programmable ? Si oui, quelles implications en déduire ?

L’une des histoires développées dans la saison 3 de Black Mirror, en mode anticipation militaire, nous montre des soldats conditionnés au niveau de leur perception des ennemis de façon à altérer leur jugement sur le champ de bataille. Evidemment, des bugs se produisent au niveau hardware. Les séquelles morales ne tardent pas à se manifester pour le héros.

« Si l’on peut jouer avec la réalité, le vrai et le faux, alors comment peut-on être sûr de ce que l’on vit ? » (Nova)

Revenons à Egan, plus précisément à l’un de ses fans, qui a choisi d’adapter Axiomatique en court-métrage. Cette nouvelle s’appuie sur l’idée de l’implant neural chère à l’écrivain (et ingénieur de profession) : cet implant à la logique déterministe contrôle certains aspects de notre corpus moral. Le héros souhaite venger l’assassinat de sa femme par le sang, motivation impossible à concrétiser… Puisqu’il considère que chaque vie est précieuse. Un implant neural règle facilement le problème en changeant son point de vue. Désormais, aucune vie n’a d’importance.

Voici le mini-film inspiré – très librement – de la nouvelle :

Quid des mutations liées à une « technologie » Alien ?

On peut se demander, après avoir considéré ces conceptions plus ou moins extrêmes de l’Homme Augmenté, jusqu’où la modification ou la transcendance de l’être peut aller. Certains auteurs et scénaristes de SF ont challengé le concept du transhumain en introduisant un élément exogène : la technologie ou l’ADN alien.

Vortex, de Robert Charles WilsonRobert Charles Wilson, par exemple, crée une race de « 4ème âges » dans sa trilogie Spin. Les humains, dont une partie ont terraformé Mars, se sont emparés d’une technologie extra-terrestre (les « Hypothétiques ») afin de l’exploiter au service d’une prolongation / régénération du corps humain. La substance s’avère mortelle pour certains, secret de jouvence et de sagesse fondamentale pour d’autres, mais aussi passeport pour un au-delà cosmique pour quelques « élus ».

Il ne s’agit pas de la seule idée forte de la trilogie puisque la notion d’Humanité en réseau y est aussi développée dans le dernier tome, avec ce que Wilson appelle une « démocratie limbique » : les citoyens de la vaste cité flottante de Vox sont tous liés émotionnellement, dans une union neuronale d’une perfection insoutenable pour le visiteur du 21ème siècle.

L’un des citoyens de cette société-réseau justifie : « 10 milliards d’êtres humains sans augmentation limbique ou corticale agissent simplement pour améliorer leur bien-être. Ils ne peuvent pas réellement penser aux conséquences à long terme. »

Et si comme moi, vous avez une grande admiration pour le travail cinématographique de Neill Blomkamp (voir son court-métrage Rakka), vous vous souviendrez certainement de la mutation du personnage principal de District 9. En inhalant une substance inconnue, l’humain se transforme progressivement en une « crevette », ce qui a une double conséquence : il peut utiliser les technologies extra-terrestres, mais sa vie est mise à prix.

Ouf. Vous voilà au bout de cet article fleuve ! J’espère que vous y avez trouvé de nouvelles clés de compréhension et idées de lecture. Vous aurez au moins constaté à quel point transhumanisme et SF communiquent à notre époque. Preuve une nouvelle fois que la littérature de genre se pose en réaction aux stimuli historiques, comme je le disais dans mon post sur les différentes catégories de la SF.

N’hésitez pas à apporter vos précisions, ajouts ou questions en commentaire.

✉ Newsletter

Fan de Science-Fiction et d'Anticipation ? Abonnez-vous par e-mail et vous recevrez chaque nouvel article, une fois par semaine. No Spam Inside.

Posted by HAH

Passionné par l'Anticipation et la SF depuis la lecture de Fahrenheit 451, j'ai orienté mes études littéraires dans ce domaine avec la réalisation d'un mémoire sur les villes dystopiques. Ma bibliothèque se compose des grands classiques (Asimov, Philip K. Dick, H.G. Wells, Clarke...) et des nouveaux auteurs SF - Priest, Wilson, Howey... Ma nouvelle préférée : La Dernière Question, d'Isaac Asimov. Evidemment, je regarde un peu trop les films et séries d'Anticipation.

Laisser un commentaire :