S’il y a bien une particularité dans les films de Science-Fiction des années 50, c’est l’obsession pour les invasions extraterrestres… Et les débuts de la couleur ! Même si tous les réalisateurs n’ont clairement pas eu les mêmes moyens au niveau des effets spéciaux. Voici donc ma sélection des meilleurs films de SF qui ont marqué le grand écran dans l’après-guerre, avec notamment La Guerre des Mondes, la première adaptation de 1984 et du Jour où la terre s’arrêta. Bonne séance de rattrapage !

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Destination… Lune ! (1950)

Inspiré d’un roman de Robert Heinlein, auteur très porté sur les épopées spatiales, le film Destination Lune ouvre cette décennie en remportant un Oscar pour ses effets spéciaux. Le synopsis : un milliardaire finance la construction d’un vaisseau spatial, permettant à un équipage américain de réaliser le premier voyage vers la Lune. Mais une erreur de calcul découverte durant l’aventure met en danger toute l’expédition, car les astronautes n’ont pas assez d’énergie pour retourner sur Terre.

Le jour où la terre s’arrêta (1951)

Considéré par Arthur C. Clarke comme l’un des classiques du cinéma de Science-Fiction, Le Jour où la Terre s’arrêta met en scène l’arrivée d’un messager extra-terrestre et de son robot titanesque. Klaatu est venu pour inciter les humains à stopper les guerres… Loin d’être hostiles, lui et son monstre mécanique interviennent pour rétablir la paix. Le film a eu droit à un remake relativement connu avec Keanu Reeves, mais recueille un lamentable 27/100 sur Rotten Tomatoes.

Le Choc des mondes (1951)

Une planète lointaine et son étoile s’apprêtent à percuter la Terre. Face à cette apocalypse inéluctable, des scientifiques / survivalistes construisent donc une fusée pour sauver une partie de l’Humanité. Ce film qui inaugure le cinéma d’apocalypse (Armageddon, Sunshine, Interstellar…) a remporté l’Oscar des meilleurs effets spéciaux.

La Chose d’un autre monde (1951)

Personnellement, je n’ai jamais vu le film et son remake, mais j’ai lu l’excellente nouvelle La Bête d’un autre monde (publiée dans le livre Le Ciel est mort) : une histoire signée par le pape de la SF et père de Astounding Science-Fiction, j’ai nommé John W Campbell. Le film suit donc le scénario original à travers un huis-clos angoissant. Des scientifiques et militaires tentent de venir à bout d’un monstre extra-terrestre dans une station polaire.

La Guerre des mondes (1953)

LE classique de tout amateur de SF et de la littérature d’H.G. Wells. Vous avez certainement vu la version – plutôt réussie – réalisée par Steven Spielberg, mais connaissez-vous l’original ? Le scénario reste essentiellement le même que celui du livre : une météorite s’écrase sur Terre, libérant des martiens hostiles et dotés de machines monstrueuses. L’annihilation de l’espère humaine est en cours…

Les Envahisseurs de la planète rouge (1953)

Encore des extraterrestres au menu des Envahisseurs de la planète rouge… Ce film de SF ne fait pas dans la finesse au niveau scénaristique, puisqu’il est question de soucoupe volante atterrissant dans un banc de sable, de scientifiques travaillant sur un projet de fusée et d’une intelligence martienne (sous la forme d’une tête dotée de tentacules). Pour A Voir A lire, ce film est un « petit classique de la SF anticommuniste des années 50, qui bénéficie de superbes décors et d’une interprétation correcte, mais pâtit d’un cruel manque de rythme ».

20000 Lieues sous les mers (1954)

L’oeuvre phare de Jules Verne a donc été portée à l’écran au milieu des années 50, avec Kirk Douglas en tête d’affiche et Disney à la production. 20 000 lieues sous les mers nous embarque dans l’épopée sous-marine d’un groupe de naufragés, récupérés à bord du Nautilus, submersible piloté par le capitaine Nemo. Celui-ci n’a qu’un objectif : détruire le monde. Les naufragés vont alors tenter de contrecarrer ses plans.

Les Survivants de l’Infini (1955)

Un autre film de SF aux allures de space-opera, directement adapté d’une série de 3 nouvelles. Un scientifique (et pilote d’avion) est impliqué dans l’aventure d’une race extra-terrestre, les métaluniens, qui luttent contre une race hostile, les zagons. Cette guerre interstellaire menace directement l’intégrité de la planète Metaluna, et par extension, la survie de la race humaine.

Planète interdite (1956)

Dans le cinéma des space-operas, Planète Interdite fait figure de pionnier. Un équipage, embarqué à bord du vaisseau Staship C57D, part à la découverte d’une planète lointaine (Altair IV) sur laquelle aurait disparu le vaisseau Bellerphon. Dans ce film apparaît le concept de voyage supraluminique mais aussi un robot qui démontre des capacités (et une personnalité) au-delà d’un simple gadget de foire sur pattes.

L’Invasion des profanateurs de sépultures (1956)

Un titre typique des films de l’époque ! Tourné dans le style des films noirs, L’Invasion des profanateurs de sépultures met aussi en scène une invasion extra-terrestre dans la ville imaginaire de Santa Mira, en Californie. Des spores aliens sont tombées de l’Espace et se sont développées sous la forme de larges bulbes, lesquels font naître des répliques d’êtres humains dénuées d’émotions. Un médecin tente de stopper cette invasion silencieuse. Un remake a été réalisé dans les années 70.

1984 (1956)

Je ne vais pas vous faire l’affront de présenter le roman d’Orwell, que vous avez évidemment lu… N’est-ce-pas ? Ce film est la première adaptation de l’oeuvre la plus célèbre de l’anticipation. Un remake sera réalisé dans les années 80, et on attend toujours une version contemporaine.

L’Homme qui rétrécit (1957)

Ah, Richard Matheson… Il compte parmi les auteurs de SF et de fantastique qui ont bercé mon adolescence. Ce film est inspiré du roman éponyme, et nous fait vivre les aventures – ou devrais-je dire la mission survie – d’un homme qui, suite à son exposition à une brume radioactive, rapetisse de jour en jour, jusqu’à l’état microcopique.

La Mouche noire (1958)

Le film de David Cronenberg ne doit pas vous être étranger… La Mouche (The Fly) est en fait un remake d’un film réalisé à la fin des années 50. L’histoire est atrocement simple : un scientifique testant une machine de téléportation voit son ADN fusionné avec celui d’une mouche. Vous imaginez la suite.

Danger planétaire (1958)

Le Blob, ça vous dit quelque chose ? Eh bien Danger planétaire raconte justement l’histoire de cette créature alien tombée du ciel et d’un couple d’adolescents (dont Steve McQueen dans l’un de ses premiers rôles au cinéma) qui font tout pour sauver les habitants de leur ville. Car le blob est une sale créature, comme vous allez vite le voir…

Un film de Science-Fiction des années 50 (et qui vaille le détour) à ajouter ?

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Posted by HAH

Passionné par l'Anticipation et la SF depuis la lecture de Fahrenheit 451, j'ai orienté mes études littéraires dans ce domaine avec la réalisation d'un mémoire sur les villes dystopiques. Ma bibliothèque se compose des grands classiques (Asimov, Philip K. Dick, H.G. Wells, Clarke...) et des nouveaux auteurs SF - Priest, Wilson, Howey... Ma nouvelle préférée : La Dernière Question, d'Isaac Asimov. Evidemment, je regarde un peu trop les films et séries d'Anticipation.

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