[Biographie] Qui est James Graham Ballard ?

Connu sous la signature J.G. Ballard, James Graham Ballard est l’un des maîtres incontestés de l’anticipation sociale. Il a d’ailleurs inspiré de grands réalisateurs, à l’instar de Spielberg et de Cronenberg. Né en Chine dans la bourgeoisie anglaise en 1930, il décède en 2009 en Angleterre.

Son enfance en Chine et son retour en Angleterre

Photo de James Graham BallardSon père était un riche industriel britannique, PDG d’une filiale anglaise de textile en Chine. En 1941, après Pearl Harbor, il est détenu dans un camp de prisonniers jusqu’à la fin de la guerre. Pour Ballard, cette expérience est “une sorte de révélation de la manière dont l’être humain peut se comporter”.

En 1946, il retourne en Angleterre pour découvrir un pays ravagé par la guerre. Il entre en école de médecine à Cambridge mais n’arrive pas à s’y intégrer. Il abandonne au bout de deux ans pour s’essayer à la littérature anglaise à l’Université de Londres, toujours sans succès. Mais c’est de cette époque que lui viendra sa fascination pour la psychanalyse et le mouvement surréaliste grâce à l’étude des thèses de Freud et de Rolland Barthes.

Il cumule différents métiers dont démarcheur en encyclopédie et soldat dans l’armée de l’air pendant un an – et s’y découvre une passion pour l’écriture.

Sa vie privée et professionnelle

En 1955, Ballard se marie et décroche un job de journaliste en chef dans une revue scientifique. En parallèle, il commence Prima Belladonna, sa première nouvelle, publiée en 1956 dans le journal New Worlds.

La famille Ballard s’étant agrandie, elle déménage à Londres dans une maison plus confortable. En deux semaines, pendant son congé annuel, l’écrivain termine son premier roman Le Vent de nulle part et obtient un contrat chez Berkley Books.

À la mort de son épouse en 1964, et pour s’occuper de ses enfants, il se professionnalise dans l’écriture de science-fiction. S’ensuivront alors des romans dans le registre catastrophe comme Le Monde englouti, Sécheresse en 1965 et La Forêt de cristal en 1966. Ces oeuvres sont connues comme la tétralogie des 4 apocalypses.

Dans les années 70, il publie La foire aux atrocités et la Trilogie en béton (Crash, l’île de béton et I.G.H). Le premier tome de la trilogie, Crash, source d’intense polémique, est adapté au cinéma en 1997 par Cronenberg.

En 1980, Ballard renoue avec son passé avec L’Empire du soleil levant, également repris au cinéma par Steven Spielberg. Son dernier livre publié fût son autobiographie Miracles of Life en 2008.

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