Je précise que cette critique tardive est la conséquence de repas entre amis pendant lesquels j’entends, parfois, le répétitif “j’ai bien aimé Gravity” – quand on évoque les films de SF qui nous ont marqués ces dernières années. Franchement. S’il y a bien un film qui ne méritait pas tous les prix qu’il a reçu (7 oscars, WTF), et encore moins la note exceptionnelle de 97% sur Rotten Tomatoes, c’est bien Gravity. Alfonso Cuaron m’avait pourtant bien secoué avec Les Fils de l’Homme !

C’est quoi l’histoire de Gravity ?

A peu près tout ce que vous retrouvez dans la bande-annonce, qui nous résume bien l’essentiel de ce huis-clos spatial.

En voilà d’ailleurs un qui partage mon point de vue :

L’intrigue peut être réduite à une phrase : “Une femme malheureuse enchaîne les mauvaises surprises dans l’Espace mais s’en sort toujours vivante.” Le personnage de Sandra Bullock, Ryan Stone, flotte d’un accident à l’autre, échappant toujours au désastre au dernier instant. Alan Evans, The Guardian / Most Overrated Film.

Parce que… Sandra Bullock

Speed. L’Amour à tout prix. Miss Détective. Ah, et Demolition Man. Je développe ? Non. Une fois, son collègue Clooney a joué dans un “vrai” film de SF assez barbant. Ça s’appelait Solaris. Ne m’accusez pas de machisme, je dis juste qu’on s’ennuie devant ces deux-là.

Parce que… le fantôme de George Clooney

Spoiler Alert (ou presque, vu que le scénar tient sur un papier carambar). George Clooney réapparaît à la fin en mode Ghost pour rappeler à Sandra que la vie vaut le coup d’être vécue et qu’il faut garder espoir. On est tellement loin de la beauté métaphysique de la scène finale d’Interstellar

Parce que… pas de scénario (cherchez pas)

IMDB nous fait le synopsis : “Le Dr Ryan Stone (Sandra Bullock) est un ingénieur médical embarqué pour une première mission en navette, avec l’astronaute vétéran Matt Kowalski (George Clooney) qui commande son dernier vol avant la retraite. Mais dans une sortie spatiale apparemment routinière, la catastrophe frappe. La navette est détruite, laissant Stone et Kowalsky complètement seuls – attachés à rien, perdus dans la noirceur du vide spatial.”

En vrai, le film n’est qu’une série de bourdes et de malchances avec quelques traces d’héroïsme bien hollywoodiennes, le tout enveloppé dans une esthétique qu’il faut reconnaître… superbe. Un clip, donc. Et encore, Drive était cool dans le même registre.

Parce que… plus d’oscars qu’Avatar

Confession : j’ai adoré Avatar, tout en percevant très clairement le pompage de Princesse Mononoké et de Pocahontas. Au moins, même si le copié-collé était honteusement évident, il y avait une histoire derrière et une richesse visuelle. Ce qui ne justifiait pas non plus les nombreux oscars remportés par le film. Alors quand Gravity rafle le record, c’est encore plus aberrant. Surtout l’année où sort le cultissime Interstellar.

Maintenant que vous savez ce que j’en pense, n’hésitez pas à le regarder si vous avez juste envie d’un bon divertissement. Sinon, prenez le temps de télécharger Apollo 18.

Crédit image : KingOfWallpapers

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Posted by HAH

Passionné par l'Anticipation et la SF depuis la lecture de Fahrenheit 451, j'ai orienté mes études littéraires dans ce domaine avec la réalisation d'un mémoire sur les villes dystopiques. Ma bibliothèque se compose des grands classiques (Asimov, Philip K. Dick, H.G. Wells, Clarke...) et des nouveaux auteurs SF - Priest, Wilson, Howey... Ma nouvelle préférée : La Dernière Question, d'Isaac Asimov. Evidemment, je regarde un peu trop les films et séries d'Anticipation.

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