Il y a la prospective… et il y a la fiction. D’un côté, les collapsologues, cassandres modernes annonçant l’inévitable effondrement. De l’autre, les auteurs et scénaristes de Science-Fiction ou d’Anticipation spéculant sur les cataclysmes et leurs implications sur notre monde, notre Humanité.

Pourquoi une telle passion pour la fin du monde ? Reformulation (pour éviter de tomber dans les poncifs hollywoodiens) : d’où provient cette fascination pour les sociétés naissantes / survivantes dans les décombres du chaos ? Je vais essayer d’explorer cette question avec l’aide de mes abonnés Twitter et de quelques essayistes qui se sont penchés sur le genre.

Apocalypse, post-apocalyptique : une brève définition

L’imaginaire post-apocalyptique, si l’on met de côté les œuvres « apocalyptiques » à dimension religieuse / spirituelle, donne une vision d’une société post-effondrement, dans laquelle l’Humanité se meurt lentement, disparaît brutalement ou se voit radicalement réduite ou « transformée » après un événement catastrophique.

La route, film post-apocalyptique

Dans le film La Route, adapté du roman de Cormac McCarthy (2006), un père et son fils luttent pour leur survie dans un monde post-apocalyptique.

Le but de ces œuvres est de spéculer sur la fin d’un monde, avec très souvent des extrapolations sur « l’après » de la civilisation humaine. Extrapolations qui en définitive servent à interroger leurs origines dans le présent du lecteur. Alors on oublie tout de suite « les films qui montrent une “apocalypse” genre “une météorite géante qui détruit l’humanité” ou ce genre de films catastrophes » (@Yoxygen).

Vous avez le droit d’aimer ça, même si ce ne sera pas le sujet de l’article. Allez plutôt mater Geostorm, 2012 ou Le Jour d’après.

D’ailleurs, comme le relève @Herodote1789 sur Twitter, on devrait plutôt parler de « fiction eschatologique », une notion préférable à l’« apocalypse » qui prophétise, dans la culture judéo-chrétienne, une intervention divine provoquant le passage d’un ancien monde à un nouvel ordre. Pour votre culture gé : « apocalypse » vient du terme grec « apokalupsis » signifiant « dévoilement ».

On ne peut pas dire que tous les romans (post)apocalyptiques soient classables dans le genre global de la Science-Fiction. Certains auteurs, comme Margaret Atwood ou Cormac McCarthy, affirment même que leurs œuvres n’ont aucun lien avec la SF. On parlera plutôt d’anticipation – et pas forcément de dystopie ! – puisque la grande majorité des romans et films (post)apocalyptiques sont du ressort de la fiction spéculative.

Ceci étant dit, passons à la grande question existentielle.

Pourquoi un tel attrait pour les (presque) fins du monde ?

La plupart des gens répondront que nous aimons les histoires effrayantes. « On aime se faire peur », pense @Herodote1789. « Tout petits déjà on aime les histoires qui font peur », renchérit @Collon_H. « C’est peut-être le même mécanisme ? Une survivance ? Et puis c’est un terreau tellement fertile pour l’imagination… »

Il y a certainement de ça. D’une part parce que la peur a un effet « dopant » sur notre cerveau, et parce qu’elle serait aussi un mécanisme de survie pour l’humain, hérité de la nuit des temps. J’en parlais justement dans cet article : Face à une multitude de mondes de merde potentiels, la dystopie contribue-t-elle à la survie de notre espèce ?

Les conjectures (au sens de modélisations intellectuelles d’un futur plausible) dramatiques des livres, films et séries post-apocalyptiques provoquent effectivement un fort investissement affectif et mental de la part de celui qui s’y plonge. C’est, pour reprendre les mots de Jean-Pierre Dupuy, une « immersion fictionnelle ».

La Guerre des Mondes, livre post-apocalyptique

La Guerre des Mondes, de H.G. Wells, est l’un des plus anciens romans de fiction apocalyptique. Ici, une capture du film.

Mais au-delà de la pure émotion, des fantasmes cataclysmiques, il faut surtout voir dans l’attrait pour le post-apocalyptique un intérêt intellectuel, moral, social, de quoi nourrir notre réflexion philosophique en tant que « miroir et critique de la société moderne » (Lorenzo di Tommaso). « Selon une formule incisive de Slavoj Žižek, il est plus facile, dans le moment présent, d’imaginer la destruction du monde plutôt que d’imaginer la fin du capitalisme. »

Là-dessus, beaucoup de mes abonnés semblent s’accorder. Comme @SamuelZiterman qui aime bien « l’aspect social, genre table rase du passé. Les premiers seront les derniers. Les derniers seront les premiers. Et aussi l’aspect libérateur de voir notre monde, et nos sociétés, libéré de ses conventions. Avec tout ce que cela peut impliquer. » Ou @koboltine, pour qui « on peut recommencer une société à partir de rien », et @LalexAndrea qui apprécie de voir « la capacité des humains à s’en sortir quand même. »

En bref, le post-apocalyptique nous attire parce qu’il raconte quelque chose sur nous-mêmes, et notre société.

« Croire au destin apocalyptique, c’est éviter qu’il se réalise »

D’autres vont plus loin dans la rationalisation de notre obsession post-apocalyptique (on peut le dire, vu l’abondance d’œuvres du genre ces dernières décennies). Et si imaginer le chaos permettait en fait… de l’empêcher ? Une sorte d’exorcisme de l’avenir.

Post-apocalyptique Les Fils de l'Homme

Dans Les Fils de l’homme, l’Humanité se meurt, devenue infertile.

« Nous ne voulons pas croire ce que nous savons », selon les mots de Geneviève Férone – formulés en 2008 dans son livre 2030 : Le Krach écologique. La force de la fiction post-apocalyptique serait donc là, dans l’esprit de Jean-Pierre Dupuy (Pour un catastrophisme éclairé, Seuil, 2004) : « Lors de l’immersion fictionnelle, le lecteur croit, justement, à ce qu’il expérimente par le biais du récit. […] Croire au destin [apocalyptique], c’est éviter qu’il se réalise – telle est la rationalité paradoxale que je cherche à promouvoir. Cette croyance est tout le contraire d’une fascination, car elle implique une essentielle mise à distance. »

Ce mode d’écriture cherche-t-il absolument à s’émanciper du réel, par pur exercice imaginaire, ou bien à extrapoler pour raconter ce que seront les – potentielles – réalités du futur… Et donc à induire pour le lecteur une forme de connaissance du monde de demain ? C’est le point de vue de Marc Attalah : « proche des récits réalistes ou naturalistes, la science-fiction ainsi définie (comme une mise en intrigue narrative centrée autour d’un ou de plusieurs éléments technoscientifiques conjecturés) est en mesure, tout comme eux, de donner naissance à une connaissance et à une évaluation critique de cette même sphère pratique. »

Mais attention, précise le chercheur, l’anticipation post-apocalyptique se distingue de la prospective dans le sens où elle est de type réflexif : « la prospection implique une tension structurelle dirigée vers l’avenir, alors que la réflexion la tourne, elle, vers le présent : la première écrit demain à partir d’aujourd’hui, la seconde pense aujourd’hui à partir d’un demain possible. »

Le levier du désastre dans la fiction spéculative, n’en déplaise à Roland Emmerich, permettrait donc d’« interroger le présent » (dixit Alain Damasio), de questionner créativement ce que nous sommes, certains éléments qui caractérisent notre monde actuel, et les rapports que nous entretenons avec lui. La façon dont l’habitons, le vivons. Et de compenser notre « déficit de croyance » à une époque où tout savoir, bien qu’éprouvé, est menacé par le complotisme et la remise en question.

Et maintenant, voyons comment la fiction post-apocalyptique scénarise le passage à un monde nouveau. Au menu, des romans, bd, films et séries à base de domination robotique, d’invasion alien, de virus ou de catastrophes environnementales.

Scénario post-apocalyptique #1 : les machines tueuses

L’un des plus grands dangers menaçant l’Humanité, en tout cas tel qu’on le perçoit dans notre société technologique, est la domination du monde par une intelligence artificielle et/ou une armée de robots tueurs en réseau. Les exemples qui viennent à l’esprit immédiatement sont forcément Terminator et Matrix.

Dernièrement, la série dystopique Black Mirror s’est aussi amusée, avec l’épisode en noir et blanc Metalhead, à imaginer la traque mortelle d’une humaine par un robot ressemblant étrangement aux créations de la DARPA.

Vous pouvez aussi vous plonger dans le roman La Musique du sang, chroniqué par @GesHel : Greg Bear raconte comment l’Humanité se meurt, dépassée par un virus nano-technologique qui transforme la matière. Les “machines” ne sont pas forcément des robots-soldats ; elles peuvent aussi nous détruire de l’intérieur.

Scénario post-apocalyptique #2 : pandémies, virus et autres saloperies zombies

Peut-être l’un des thèmes les plus prolifiques – ou banalisés – du post-apo. Citons déjà les virus zombifiants / vampirisants de 28 jours plus tard, Je suis une légende (immense roman de Matheson adapté au cinéma), Dernier train pour BusanWorld War Z, du jubilatoire Dead Set, de l’excellent L’Armée des 12 singes ou de The Walking Dead. Et la liste pourrait facilement s’allonger.

Si vous voulez lire / voir de belles exploitations des pandémies destructrices, je vous conseille de voir ou revoir le très poétique Perfect Sense. La fin du monde y est à la fois dépeinte de façon esthétique et oppressante : alors que l’Humanité perd progressivement ses 5 sens, un chef cuisinier et une épidémiologiste construisent une relation amoureuse et désespérée. Un film relativement mal noté qui a pourtant le mérite de renouveler le genre par son originalité conceptuelle.

Côté lecture, on peut remonter jusqu’en 1912 avec la publication du roman La Peste écarlate, signé Jack London. L’écrivain nous emmène en 2073, sur une Terre désormais dépeuplée, où une poignée d’humains survivants espèrent encore rebâtir la civilisation.

Scénario post-apocalyptique #3 : l’effondrement écologique, énergétique ou technologique

Perdre ce qui assure l’équilibre de notre société : le climat, l’énergie ou le progrès civilisationnel (représenté par la technologie). Tout ça nourrit abondamment l’imaginaire eschatologique depuis un siècle, avec une explosion des œuvres ces vingt dernières années.

ravage, roman post-apocalyptique de barjavel

Un classique des romans post-apocalyptiques : Ravage, du français René Barjavel.

L’un des plus anciens romans qui me vienne à l’esprit est Ravage, de René Barjavel (1943) : sans électricité, la société sombre dans le chaos. Une fable qui illustre le pessimisme de l’écrivain de SF face à la dépendance technologique de notre civilisation. Plus récemment, c’est Enki Bilal qui imaginait ce que deviendrait notre monde en l’absence soudaine de toutes les données numériques. Sans être exceptionnelle, la bande-dessinée Bug apporte un regard original sur le cataclysme digital qui pourrait nous paralyser sans prévenir.

L’inquiétude – plus que lucide – face à un monde devenu climatiquement hostile se retrouve dans le génial Interstellar, tout comme chez James Graham Ballard, auteur des 4 apocalypses : Le Vent de nulle part / Le Monde englouti / Sécheresse / La Forêt de cristal. Une série de catastrophes naturelles plus ou moins maîtrisées par l’auteur, qui mettent en scène des destins individuels dans des mondes mourants.

Toujours autour des conséquences de la pollution ou du dérèglement écologique, vous pouvez lire la trilogie Spin (de Robert Charles Wilson), vous plonger dans Les Fils de l’homme ou La Servante écarlate (dont le point de commun scénaristique est l’infertilité brutale de notre société), mais aussi dans un classique de la SF signé John Brunner : Le Troupeau aveugle.

Plus difficile à classer, le film La Route, lui-même adapté d’un roman post-apocalyptique de Cormac McCarthy, nous montre le road-trip survivaliste d’un père et de son fils dans un monde en cendres, livré aux bandes barbares. Superbe, désespéré, à voir absolument.

Tout comme les westerns futuristes Mad Max ou The Rover : leurs visions de l’avenir sont arides, insécuritaires, résultant d’une lutte pour les ressources naturelles, que ce soit le pétrole ou l’eau. C’est le postulat désastreux d’Andreas Eschbach dans En Panne sèche, roman d’anticipation qui aborde l’épuisement des ressources pétrolières mondiales, en nous invitant à réfléchir sur ce que nous faisons de notre planète.

Scène du film Interstellar

L’Humanité sera-t-elle obligée de quitter une Terre dont l’écosystème se meurt ? C’est le point de départ d’Interstellar.

D’autres ont imaginé que la nature se retournerait volontairement contre nous, dans un réflexe de self-défense meurtrier. C’est la base du film Phénomènes, de Night Shyamalan. Si le concept est passionnant, la réalisation et le jeu des acteurs sont malheureusement… désespérants.

Enfin, le fléau qui menace la Terre sera peut-être géologique ou cosmologique : une idée à l’origine de la trilogie Spin (l’entropie accélérée de l’Univers), de l’anime japonais Neon Genesis Evangelion, du film Sunshine (mort imminente du Soleil), d’Interstellar ou – à un niveau de réussite et de cohérence scientifique bien inférieur – du film Fusion : The Core. Que se passerait-il si le cœur de la Terre s’apprêtait à s’arrêter ?

Scénario post-apocalyptique #4 : l’annihilation militaire / « post-nuke »

L’éradication de nos sociétés modernes dans une apocalypse nucléaire obnubile aussi les écrivains et scénaristes. Et ce depuis l’invention de la bombe et la destruction d’Hiroshima / Nagasaki. La série post-apocalyptique The 100 s’apparente à un teen-movie sur une Terre autrefois anéantie par la guerre nucléaire. Assez inégale, bourrée de clichés mais avec des passages passionnants, notamment sur la saison 2.

Pour bouquiner, il y a évidemment les comics Judge Dredd, à l’univers cyberpunk post-nuke ultra-violent, ou le monde sauvage de Ken Le Survivant.

Judge Dredd

Après la guerre nucléaire, un monde concentré et ultra-brutal dans lequel les “juges” appliquent la loi sans procès.

Côté livres, la trilogie Silo, créée par Hugh Howey, nous transporte dans une société souterraine, sorte de huis-clos duquel les derniers humains ne peuvent s’extraire au risque d’être mortellement exposés à l’atmosphère extérieure. Vous pouvez aussi lire Le Monde aveugle (de Daniel Galouye) : le monde post-atomique y est peuplé d’humains aveugles, réfugiés dans les profondeurs.

Et si les humains étaient totalement annihilés ? La Terre serait désormais réservée à leurs créations, c’est-à-dire les robots. Loïc le Pallec a exploré cette piste en 2013 avec le roman No Man’s Land, dans lequel une communauté d’androïdes s’est formée pour tenter de recomposer une société. Mais comment vivre et se révéler dans un monde dévasté ?

Philip K. Dick s’est aussi prêté à l’imaginaire post-nucléaire dans 2 œuvres phares : Dr Bloodmoney et Deus Irae (co-écrit avec Zelazny en 1976). Le premier livre aborde la reconstruction d’une civilisation avec les survivants, renversant l’ordre autrefois établi. Le second, que K. Dick a mis du temps à finir, plonge le lecteur dans une réflexion mystique, puisque l’apocalypse nucléaire a généré une nouvelle religion, sous l’égide du responsable de la fin du monde, vénéré comme un prophète par les croyants.

Ce focus sur la Foi alimente Le Livre d’Eli, film américain sorti en 2010. Un homme, aveugle, arpente les ruines de l’Amérique sans que l’on connaisse ses motivations. Il croise le chemin de bandes survivantes et d’un étrange leader de communauté fasciné par le “Livre”, qu’il cherche à s’octroyer, et qui selon lui permettrait de reconstruire un nouvel ordre social. Si vous ne l’avez pas vu, vous savez quoi faire ce soir :

Scénario post-apocalyptique #5 : l’invasion alien (pas bienveillante)

La Guerre des Mondes

La couverture originale du roman d’H.G. Wells, La Guerre des Mondes.

La fin du monde n’est pas forcément de notre fait ! Car la menace apocalyptique peut provenir de l’Espace, comme dans le désormais classique La Guerre des Mondes (H.G. Wells, adapté au cinéma), ou dans La Stratégie Ender (par Orson Scott Card) et dans le superbe court-métrage Rakka, signé Neill Blomkamp. Les aliens exterminateurs sont également au menu de La 5ème Vague, teen-movie à éviter pour les passionnés de Science-Fiction.

Amateur-trice de séries SF ? Il y a bien Falling Skies ou Colony, bien que je ne sois pas un grand fan du fait de leur aspect superficiel et grand public. Sinon, le blockbuster Battle Los Angeles se laisse regarder avec un paquet de pop-corn, sans qu’on puisse en attendre autre chose qu’une montée d’adrénaline.

Dernière recommandation dans le genre : le comics Chaos Team, réalisé par Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat, dont l’action se déroule après une attaque extra-terrestre qui a dévasté une bonne partie du monde et mis à genoux les gouvernements. Pas fameux niveau visuel, mais il fallait le citer.

Scénario post-apocalyptique #6 : les post-apocalypses inclassables

Pour finir ce long post, je vous invite à la lecture de 3 livres dont le traitement de la fin du monde n’est pas évident : à commencer par la série littéraire La Planète des singes, que son propre auteur (Pierre Boule) considère plus comme une “fable” inspirée des comportements humains : “les hommes m’ont fait penser à des singes lors d’une visite de la Bourse.” 

Mais également Latium, de Roman Lucazeau, oeuvre fleuve projetée dans un avenir débarrassé de l’Humanité et aux mains des intelligences artificielles ; et enfin Le Dernier homme, de Margaret Atwood, dont l’avenir post-apocalyptique se partage entre des populations de créatures mutantes et un dernier humain.

Sur ce, joyeuse fin du monde !

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Posted by HAH

Passionné par l'Anticipation et la SF depuis la lecture de Fahrenheit 451, j'ai orienté mes études littéraires dans ce domaine avec la réalisation d'un mémoire sur les villes dystopiques. Ma bibliothèque se compose des grands classiques (Asimov, Philip K. Dick, H.G. Wells, Clarke...) et des nouveaux auteurs SF - Priest, Wilson, Howey... Ma nouvelle préférée : La Dernière Question, d'Isaac Asimov. Evidemment, je regarde un peu trop les films et séries d'Anticipation.

3 Comments

  1. Un article très intéressant. Personnellement j’aurai ajouté «Fragment d’histoire future» de Tarde (1896) dans les catastrophes technologiques.

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  2. Excellent article.
    Dans les inclassables j’ajouterai “la machine à explorer le temps” de Wells , l’inexorable “apocalypse” de l’effet du temps.
    Également la civilisation d’abondance post capitaliste de star trek est rendue possible par la 3eme guerre mondiale qui sera la dernière monstruosité de l’humanité avant l’âge d’or.

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  3. Intéressant article sur ce début d’inventaire des les romans “post apocalyptiques”.
    Dans cette tentative il est urgent de rajouter le merveilleux MALVILLE , de Robert Merle . Un film en a été tiré, mais il est tellement loin de la qualité du roman, qui nous raconte comment un petit groupe d’individus rescapés de la guerre nucléaire dans le sud ouest de la France va réussir à reconstituer une micro-socété viable .Oubliez le film et foncez sur le livre !!!

    . Robert Merle, par son extraordinaire talent de conteur ,doit absolument figurer avec son Malville sur cette étagère de romans “post-apocalyptique” .. Vous le connaissez peut être pour d’autres remarquables œuvres comme Fortune de France (admirable saga historique racontée à la première personne) , ou aussi Week end à Zuidcoot ( transformé en film), qui nous font vivre des périodes d’histoire de France ( Robert Merle était avant tout un historien) , mais ,cher lectrice, ne manquez pas ses autres ouvres : telles que Malville , ou aussi Un animal doué de raison ( classable dans les romans d’anticipation) , Madrapour (inclassable , peut -être à rapprocher de la Horde de Contre vent , de Damasio) …..

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